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Assumer notre curiosité.
Clément Cangiano est réalisateur et photographe, il contribue régulièrement à 200. C’est lui qui nous a demandé l’autorisation d’utiliser nos images, pour tester l’IA avec un « bon matériau ».
Si nous avons accepté, c’est que l’IA est un phénomène impossible à ignorer, pour la presse comme presque tous les secteurs d’activités. C’est aussi que, réalisateurs, photographes, éditeurs, journalistes, la curiosité est au cœur de nos pratiques et l’essence même de nos métiers.
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Être transparents.
Clément n’a travaillé qu’à partir d’images produites par 200, de manière traditionnelle, dans le cadre d’un reportage économe, réalisé en train et à vélo.
- C’est lui qui a sélectionné les images.
- Lui qui a pensé les plans.
- Lui qui a rédigé les « prompts » (instructions) pour commander à l’IA l’animation de chaque image, sans ajout ou suppression d’éléments.
- L’IA les a exécutés.
- C’est de nouveau Clément qui a réalisé le montage.
3
Être clairs sur nos objectifs.
Pour un magazine comme le nôtre, la vidéo est un levier supplémentaire et important, pour se faire connaître, toucher de nouveaux lecteurs, des enjeux cruciaux et constants.
Le résultat est bluffant : une minute de voyage en Basilicate dans la roue de 200. Nos archives sont un trésor : avec son film, Clément en fait la démonstration.
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Agir en conscience.
Pile, cette minute en Basilicate n’a pas généré de tournage qui se serait ajouté à notre reportage. Le film ne se substitue pas non plus à une captation traditionnelle que — faute de modèle économique — 200 n’aurait jamais réalisée. Ici, l’IA ne fait que nous aider à produire une autre écriture, à partir de reportages photos déjà réalisées.
Face, en termes d’impact écologique, le film s’ajoute à celui de toutes nos activités en ligne : aux mails que nous envoyons, aux Go de photos que nous ajoutons sur la Dropbox de 200 après chaque reportage, à notre usage haute fréquence de Strava ou Komoot, à nos suées sur Zwift, quand la météo est trop contraire ou le temps trop compté. Un peu plus d’énergie consommée, donc, d’eau, d’émissions de CO2, pas encore simples à calculer. Elle vient aussi s’ajouter à toutes nos autres activités : quand les vélos de test sont livrés par camion, quand nous achetons un nouveau cuissard, chaque fois que nous partons en reportage, ou que faisons paraître un nouveau numéro.
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S’engager.
L’IA n’est ni un miracle, ni une malédiction. Comme toute nouvelle technique, elle sera ce que nous en ferons : pour notre part dans la transparence, dans le respect des auteurs, avec parcimonie et modération.